Au cours de ces interviews, je me suis rendue compte qu'on rencontrait toutes les mêmes problèmes et mêmes interrogations.
Tout commence par les gammes de matériel proposer. En effet, on peut compter le choix des combinaisons de chasse en standards sur les doigts d'une main (imersion, submarine, dessault...); et après il faut tapper dans le sur-mesure; ce qui n'engage pas le même investissement. Qui plus est, les renforts de chargement ne sont pas assez épais et nous laisse des marques sur la poitrine.
Pour les arbalettes, les sandows d'origine sont souvent trop durs pour nous, surtout étant neufs; par conséquent il n'est pas rare de les rallonger ou de passer en gomme blonde. On chasse beaucoup avec des fusils de conception simple ou assez standard, du genre aspic ou excalibur, la longueur la plus utilisée est le 75 cm, et rarement plus de 90 cm.
La pissette, qui n'existe pas donc.... là, c'est du cas par cas ;) ou on sort de l'eau, ou urine dans la combi.
Comment être venues à la chasse ?
Souvent "à cause" de quelqu'un ! Mais ce n'est pas le point de départ de tout, on a commencé par de l'apnée, de la ballade, on aime la mer, et ce n'est jamais un hasard qu'on arrive à la chasse. Au début, le fusil est encombrant dans la main, on ne sait pas trop quoi en faire, et c'est limite gênant quand on descend. A la deuxième sortie, l'habitude est prise !
La mise à mort ? Non, pas d'appréhension par rapport à cela en particulier, mais plus par rapport à la taille du poisson dont il semble impressionnant d'anticiper sa réaction une fois flêché, et particulièrement s'il est mal flêché.
L'esprit de la chasse est, diffèrent ou particulièrement présent; je ne sais pas quoi choisir. On ne chasse pas pour chasser; sur les nombreuses heures passées dans l'eau, il y a majoritairement de l'observation, de l'admiration, et parfois quelques tirs au milieu. Le fait de rentrer bredouille ne nous traumatise pas. Les compétitions et les stages ne font pas partie de la pratique tel qu'on la conçoit; c'est une démarche plus personnelle et non un sport.
Pour conclure, je vais citer les paroles on ne peut plus simple de Francine Kreiss que j'ai beaucoup aimé : "La chasse-sous-marine n'est qu'un pretexte et le poisson n'est pas une finalité, juste une dimension de plus à ce bonheur aquatique".
