Cet instrument n'est rien d'autre qu'un manomètre et est donc constitué, comme tout manomètre, d'un tube de Bourdon interne, rempli de liquide : huile, eau ou mercure.
Le tube de bourdon est simple et souple, de section ovale formant un arc circulaire. Une extrémité est scellé et libre de ses déplacements, l'autre extrémité est fixe et ouverte à la pression à mesurer. La section ovale du tube devient plus ronde en fonction de la pression interne, ce qui fait diminuer sa courbure, ce mouvement est amplifié mécaniquement par l'aiguille de mesure.
Dans le cas du profondimètre analogique le cadran est adapté pour indiquer des gradients de profondeur, qui normalement ne vont pas au delà de 70 mètres, profondeur maximale préconisée dans le cadre de la plongée à l'air comprimé. Dans le cas des profondimètres électroniques le principe de fonctionnement est le même, seul change l'indication de la valeur de profondeur, qui se fait par un écran numérique.
Ce type de profondimètre est appelé « analogique » pour le distinguer des profondimètres électroniques modernes mais aussi « à aiguille traînante » car deux aiguilles se déplacent sur le cadran. En se déplaçant sous l'effet de la pression de l'eau celle du dessus entraîne celle du dessous grâce à une petite griffe orienté vers le bas. Lorsque l'aiguille traînante recule progressivement suite à une remontée l'aiguille entraînée reste sur place et indique ainsi à tout moment la profondeur maximale atteinte,
A aiguilles "standards" ou véritables ordinateurs, les prix s'envolents vite (attention, il y aussi ceux qui vous calcule les paliers nécessaires aux bulleux, pardon, les plongeurs bouteilles).
Certains modèles à aiguilles sont couplés avec un thermomètre et une montre, le minimum pratique.
J'en ai testé un récemment, je pense qu'il va entrer dans la liste de mon matériel à ne pas oublier.



